La COP25, un bilan insatisfaisant

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Du 2 au 15 décembre 2019 s’est déroulée à Madrid la COP 25, sous la présidence du Chili. Aucune ambition marquante n’a été notée pour lutter contre le changement climatique malgré un slogan prometteur « Time for action ».

Un bilan décevant

196 pays réunis. Deux semaines de négociation. Aucune annonce ambitieuse n’a été faite pour améliorer les objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ou de réglementation concernant les marchés carbone internationaux, inscrits dans l’Accord de Paris de 2015. L’objectif de ce rassemblement était pourtant d’approfondir les enjeux de cet accord.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’est exprimé sur le sujet : « La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d’une ambition plus grande, en matière d’atténuation, d’adaptation et de financement face à la crise climatique ».

En ce qui concerne les marchés carbone, initiés par le protocole de Kyoto en 1997, aucun accord n’a également été trouvé. Pour rappel, les marchés carbone constituent des marchés de négociation et d’échange de quotas d’émissions de GES. L’idée est d’inciter les acteurs mondiaux à réduire leurs émissions de GES.  Aucune réglementation de ces marchés n’a finalement été trouvée.

Les pays qui émettent le plus d’émissions de GES (Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Japon, l’Australie et l’Arabie Saoudite) n’évoquent aucune ambition pour réduire leur impact environnemental. Les autres nations, qui ont accepté d’augmenter leurs ambitions pour réduire leur impact, représentent 10% des émissions de GES mondiales. Cherchons l’erreur. En toute logique, les Etats-Unis campent sur leurs positions puisqu’ils avaient déjà annoncé leur retrait de l’Accord de Paris pour fin 2020.

« Partout dans le monde, nos concitoyens se mobilisent pour porter ce message d’urgence à agir. Malgré cela, l’ambition n’a clairement pas suffisamment été au rendez-vous dans la décision finale de la COP25 » déclare Elisabeth Borne, ministre française de la Transition écologique.

Dans ce nouvel accord, pauvre en propositions, les nations reconnaissent tout de même la notion de « pertes et préjudices » pour définir les conséquences irréversibles du changement climatique sur l’économie et les populations. Un groupe de travail réfléchit notamment à un mécanisme d’indemnisation.

La prochaine COP se déroulera l’année prochaine à Glasgow au Royaume-Uni.