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Les épisodes caniculaires ne sont plus des exceptions, ils s’installent. En juin 2026, 72 départements ont été placés en vigilance rouge, un record, et une alerte canicule a été déclenchée dès le mois de mai, une première depuis 2004. La trajectoire est actée. Le parc bâti, lui, reste dimensionné pour un climat qui n’existe plus.
Les conséquences sont déjà là : 1 896 écoles fermées en une seule journée, EHPAD et hôpitaux sous tension avec +37 % de décès durant l’épisode de juin 2026, chantiers suspendus par arrêté préfectoral, et plus de 10 milliards d’euros de pertes économiques en une seule année. Logements sociaux, écoles, tertiaire, EHPAD, établissements de santé : partout, l’écart se creuse entre performance réelle et sollicitations climatiques.
Chez ALTEREA, nous accompagnons bailleurs, collectivités, foncières et opérateurs de santé dans le diagnostic, la priorisation et la mise en œuvre des trajectoires d’adaptation, avec une approche d’ingénierie mesurée, chiffrée et opérationnelle.
en vigilance rouge canicule en juin 2026, du jamais vu
de logements exposés à ≥ 20 jours de vague de chaleur/an d’ici 2050
des ménages du parc social souffrent de la chaleur chez eux, jusqu’à 70 % en QPV
des 64 000 écoles françaises équipées d’un système de rafraîchissement
de la consommation énergétique nationale portée par le tertiaire, dont 32 % pour la seule climatisation
de décès en EHPAD et +2 025 morts en une semaine durant la canicule de juin 2026
de pertes économiques liées aux vagues de chaleur en une année
Face aux vagues de chaleur, la tentation est grande de sauter directement à la climatisation. Notre conviction, forgée sur des dizaines de missions terrain, est différente : agir dans le bon ordre, avec le bon levier, au bon moment.
Le confort d’été ne se résume pas à la température de l’air. Il combine quatre paramètres que nous prenons systématiquement en compte : température de l’air, température radiante des parois, humidité et vitesse d’air. Un brasseur ne refroidit pas l’air, mais fait descendre le ressenti de plusieurs degrés. À l’inverse, une baie vitrée chaude dégrade le confort même quand l’air paraît acceptable.
Sans mesure, on investit au mauvais endroit. Notre méthode croise trois entrées : instrumentation ciblée (capteurs déployés en 2 semaines dans les espaces représentatifs), entretiens usagers (direction, agents, services techniques) et visite technique (protections solaires, ouvrants, ventilation, apports internes).
Le livrable : une cartographie des points chauds et un tableau de scoring exposition, occupation, vulnérabilité, facilité d’action.
C’est le levier que la plupart des maîtres d’ouvrage négligent, et pourtant celui qui débloque le plus de gains rapides. Une action simple peut échouer si personne ne sait qui doit ouvrir, fermer, contrôler ou informer. Notre accompagnement structure trois éléments clés : un référent chaleur identifié, un plan canicule avec seuils de déclenchement et consignes, et une matrice RACI claire entre exploitants, occupants et maintenance.
Avant de produire du froid, il faut exploiter le froid disponible. Trois leviers immédiats : ventilation nocturne quand l’écart intérieur/extérieur le permet, réglage des CTA/VMC (souvent insuffisant la nuit) et réduction des apports internes (éclairage, IT, vidéoprojecteurs). La règle d’or à faire respecter : ouvrir quand l’air extérieur est plus frais, fermer et occulter dès qu’il devient plus chaud.
Le meilleur refroidissement reste celui que l’on n’a pas besoin de produire.
Priorité aux protections extérieures stores, volets, BSO, casquettes, ombrières sur les façades sud, ouest, verrières et grandes baies. Les films solaires peuvent aider ponctuellement, mais ne remplacent jamais une vraie protection extérieure bien conçue.
La low-tech n’est pas un retour en arrière : c’est remettre l’humain, l’usage et la robustesse devant la dépendance technique. Trois solutions éprouvées : brasseurs d’air dans les locaux adaptés, occupation différenciée (utiliser les pièces les moins exposées aux heures critiques) et salles refuges mobilisables pendant les pics. Nous mobilisons également les systèmes adiabatiques et puits provençaux pour un rafraîchissement passif efficace.
Les investissements de moyen terme transforment la vulnérabilité de fond du patrimoine. Nos leviers structurants : végétalisation et désimperméabilisation des abords, revêtements clairs moins stockants, traitement des toitures et combles en gardant à l’esprit que l’isolation seule ne suffit pas toujours en été. Le confort d’été doit être intégré systématiquement aux opérations de rénovation énergétique, PPI, accessibilité et sécurité.
La bonne question n’est pas « clim ou pas clim », mais « quel niveau de rafraîchissement, pour quels locaux, à quel moment ». Nous proposons un arbitrage apaisé entre trois stratégies :
A : stratégie passive renforcée,
B : salles refuges climatisées uniquement,
C : rafraîchissement ciblé ou généralisé.
Chaque stratégie est chiffrée en coût global : investissement, puissance électrique, maintenance, consommations, carbone.
Un enjeu qui dépasse le bâti
Les écoles ne sont pas des bâtiments comme les autres : elles engagent la continuité pédagogique, la santé des enfants, l’égalité d’accès à l’éducation et l’organisation des familles. Fermer une école, c’est renvoyer des enfants vers des logements parfois plus surchauffés encore aggravant les inégalités sociales.
Le constat terrain
Températures supérieures à 30 °C régulièrement relevées dans les classes en 2025, pic à 42 °C dans une école, plusieurs villes contraintes à des fermetures temporaires. Les élèves de maternelle et d’élémentaire sont les plus vulnérables thermorégulation immature, sensibilité accrue, baisse de concentration, fatigue, risque de déshydratation.
Un parc bâti hétérogène
Écoles anciennes, groupes scolaires des années 70, bâtiments modulaires ou préfabriqués : les performances thermiques varient énormément. À ne pas oublier : cantines, dortoirs, gymnases, garderies, préaux, cours d’école.
Le nouveau cadre 2026
Notre accompagnement
Preuve : pour la Ville de Saint-Gratien, ALTEREA a défini un plan d’adaptation aux vagues de chaleur sur 9 écoles et groupes scolaires : qualification de la vulnérabilité aux situations caniculaires et identification des solutions de résilience.
La logique « salle refuge »
Plutôt qu’une climatisation généralisée, notre méthode propose d’identifier ou de créer des espaces refuges rafraîchis salles à manger, salons collectifs, salles d’animation où les résidents peuvent se replier aux heures critiques. Une réponse pragmatique, chiffrable et cohérente avec l’obligation de salle rafraîchie du Plan bleu.
Trois stratégies à arbitrer
Notre méthode compare systématiquement trois scénarios avant tout investissement :
Chaque stratégie est chiffrée en coût global investissement, puissance électrique, maintenance, consommations, carbone.
La Gestion Technique du Bâtiment, c’est le cerveau du bâtiment. Un système centralisé qui pilote et coordonne en temps réel :
Résultat : un bâtiment qui pense, qui réagit et qui consomme juste ce qu’il faut.
Le confort d’été désigne la capacité d’un bâtiment à maintenir une température intérieure significativement inférieure à la température extérieure, et à réduire l’inconfort lié à une chaleur excessive. Il dépend de la température de l’air, des parois, du rayonnement, des mouvements d’air, de l’hygrométrie et de la sensibilité individuelle.
La RE2020 impose, pour toute construction neuve, un indicateur appelé degrés-heures d’inconfort (DH) qui mesure la durée et l’intensité des périodes où la température intérieure dépasse un seuil compris entre 26 et 28 °C selon l’heure.
Non. À ce jour, aucune obligation réglementaire spécifique ne s’impose au parc existant en matière de confort d’été. L’adaptation reste principalement traitée à l’occasion des réhabilitations.
Non. Notre approche privilégie les solutions passives (protections solaires, isolation, ventilation nocturne, brasseurs d’air, végétalisation) qui suffisent dans la majorité des cas jusqu’à horizon 2050. La climatisation, quand elle est nécessaire, doit être pilotée intelligemment via une GTB pour éviter les surconsommations.
Selon la taille du patrimoine, un diagnostic complet incluant instrumentation, analyse et plan d’action s’étale généralement sur 3 à 6 mois.
Les deux en parallèle. Une fenêtre en pleine exposition sud sans protection solaire n’a pas besoin d’un capteur pour être identifiée comme problématique. En revanche, pour prioriser un patrimoine entier et justifier des investissements, une phase de mesure ciblée reste indispensable.
Un espace du bâtiment identifié pour rester frais pendant les pics par sa position (nord, rez-de-chaussée), sa protection solaire, sa végétalisation ou un rafraîchissement ciblé. Une réponse pragmatique qui évite de climatiser l’ensemble du bâti tout en garantissant un lieu de repli sûr pour les publics vulnérables.
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