Un label ambitieux pour l’après RE 2020

27/10/2020

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Le Plan Bâtiment Durable et son groupe de travail « Réflexion Bâtiment Responsable » (RBR) 2020-2050 anticipent la mise en œuvre de la Réglementation environnementale (RE) 2020 en dévoilant un projet de label ambitieux. Celui-ci se veut plus global puisqu’il englobera le bâtiment et le territoire dans lequel celui-ci est intégré.

Retour sur la RE

La future réglementation environnementale 2020 constitue un tournant pour les acteurs du bâtiment et de l’immobilier. En effet, elle introduit une dimension environnementale en définissant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la construction des bâtiments.

L’élaboration de cette réglementation est le fruit d’un long processus de concertation entre experts et professionnels du bâtiment. Cette réflexion a permis la définition d’objectifs applicables à l’ensemble du secteur.

Une réflexion sur l’après RE 2020

Le groupe de travail « RBR 2020-2050 », constitué d’une vingtaine de personnes qualifiées, a souhaité anticiper la mise en œuvre de la réglementation en travaillant sur l’après RE 2020. La réflexion a été axée sur la construction d’un label permettant d’apporter une dimension très engageante, via des objectifs encore plus ambitieux que la RE 2020.

Une note a été publiée le mercredi 16 septembre et présente les premiers fragments du futur label. Il est dit qu’il devra « être accessible à de nombreux acteurs sur une base volontaire, d’incitations financières ou dans le cadre de la prescription territoriale ». Le label devrait être « disponible au moment de l’entrée en vigueur de la RE 2020 », estime le groupe de travail.

Aller plus loin que la RE2020

Le label sera porté par l’Etat et développera des objectifs plus ambitieux car il « devrait également intégrer les interactions entre le bâtiment et son territoire ». Il couvrira les bâtiments neufs, rénovés ainsi que l’exploitation des bâtiments.

Ce label englobera des objectifs environnementaux et territoriaux variés relatifs à la neutralité carbone, à l’économie circulaire, à la santé et au confort des usagers, au rapport à la nature et à l’artificialisation des sols, et à l’anticipation des besoins de demain.

Un suivi des performances énergétiques des bâtiments

En plus de réaliser les habituels mesures de performance énergétique en amont de la construction, le groupe de travail insiste sur l’importance de réaliser ces calculs après la réalisation des bâtiments. « Un des enjeux de demain est de passer de la performance énergétique prévue sur le projet de bâtiment aux performances effectivement obtenues sur les bâtiments réalisés » complète le groupe de travail.