Bâtiments d’enseignement : une surveillance de la qualité de l’air intérieur est nécessaire

23/04/2021

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Nous passons en moyenne 80% de notre temps en intérieur (domicile, lieu de travail, transports, établissements scolaire). Contrairement à ce que l’on peut penser, l’air intérieur peut être jusqu’à 4 fois plus pollué que l’air extérieur. C’est pourquoi il est important de rester vigilant sur les questions de qualité de l’air intérieur (QAI). ALTEREA vous explique comment faire.


Que dit la règlementation sur la QAI dans les bâtiments d’enseignement ?


La loi « Grenelle II » ou loi du 12 juillet 2010, complétée par le décret du 17 août 2015, souffle un vent nouveau sur la Qualité de l’Air Intérieur dans le secteur du bâtiment en rendant obligatoire sa surveillance périodique et la mise en place de mesures adéquates pour la maîtriser. Elle vise depuis le 1er janvier 2018 les établissements accueillant des enfants de moins de six ans et depuis le 1er janvier 2020 les centres de loisirs, les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré. L’ensemble des établissements recevant des enfants sera concerné à partir du 1er janvier 2023.


Les valeurs définies par la réglementation pour les polluants intérieurs se basent sur des valeurs guides définies par l’ANSES. Elles correspondent aux niveaux de concentrations dans l’air des substances chimiques en-dessous desquelles aucun effet sur la santé n’est constaté pour la population générale.


Bien que les incitations règlementaires soient actuellement limitées, une prise de conscience générale émerge sur la nécessité de surveiller et d’améliorer la qualité de l’air de nos bâtiments d’enseignement.


Quels sont les principaux polluants à contrôler ?


La Qualité de l’Air Intérieur ne possède pas d’indicateur unique, mais est composé de milliers de polluants qui peuvent être classés dans les catégories suivantes :

  • le CO2 présent naturellement dans l’atmosphère et surtout dégagé par la respiration des occupants ;
  • les COV (Composés Organiques Volatils) provenant du mobilier (bois, colle, vernis, …) et des matériaux de finition (peintures, revêtements, …) ;
  • les PM (Particulate matter (en anglais) ou particules en suspension) provenant de l’extérieur (trafic routier, industrie et chauffage par combustion) ;
  • les virus.


Pour les enfants, comme pour les adultes, une mauvaise Qualité de l’Air Intérieur engendre de l’inconfort et des risques sanitaires. Un taux élevé de CO2 génère des céphalées et pertes de concentration. Un taux élevé de COV peut irriter la peau et les muqueuses, altérer le système pulmonaire et favoriser les effets cancérigènes. Un taux élevé de particules en suspension peut aggraver l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires en s’engouffrant dans les poumons et le sang.


Ces pathologies sont aujourd’hui surpassées par la préoccupation générale des risques de transmissions du Covid-19. Ce virus repositionne la santé au centre de la conception et de l’exploitation de nos établissements, devant les problématiques plus traditionnelles d’énergie et d’environnement.

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Comment assurer une bonne QAI et lutter contre la propagation du Covid-19 ?


Pour obtenir une bonne Qualité de l’Air Intérieur et/ou limiter les risques de propagation, il est possible de s’appuyer sur les 5 piliers génériques suivants :

  • choix des matériaux de construction et mobiliers étiquetés A ou A+ ;
  • aération fréquente et régulière de préférence en inoccupation ;
  • gestion mécanique optimisée du renouvellement d’air (débits importants, filtres de CTA fins, non recyclage de l’air extrait, …) ;
  • réduction de l’occupation ;
  • limitation du brassage d’air (plafonniers ou ventilateurs).


Avec les avancées technologiques récentes, la simulation de la QAI permet de basculer d’exigences de moyens à des exigences de résultats.


Les simulations numériques classiques offrent la possibilité :

  • d’optimiser les surchauffes estivales ;
  • d’améliorer l’éclairement naturel ;
  • d’améliorer les performances énergétiques ;
  • de réduire l’empreinte carbone.


Il est dorénavant possible d’embarquer dans ces calculs numériques la Qualité de l’Air Intérieur.


Cette nouvelle brique de simulation fonctionne aussi bien de manière autoportante que de manière holistique. Dans le premier cas, la réduction des concentrations de polluants, l’identification des sources de polluants et l’évaluation des risques de contamination sont recherchés. Dans le second cas, la QAI n’est pas au second plan vis-à-vis de l’optimisation des performances d’usages, énergétiques, environnementales et financières.


Afin de garantir des conditions d’accueil optimales aux occupants, la surveillance et l’amélioration de la Qualité de l’Air Intérieur dans les bâtiments scolaires est nécessaire. Elle le devient d’autant plus aujourd’hui vis-à-vis de la situation sanitaire. ALTEREA a su s’adapter et est en mesure d’accompagner les maîtres d’ouvrage pour obtenir une meilleure qualité de l’air intérieur et réduire les risques de transmission du Covid-19 sur l’ensemble de leur patrimoine.